mardi, 27 janvier 2009

Vent divers

Il a soufflé, fort, trés fort

ravivant nos peurs ancestrales et notre impuissance

mais il n'a pas emporté mes doutes et mes questions, juste quelques bouts de notre décors.

J'aurais aimé qu'il lave mes actes manqués, mes choix,

mes doutes de gamin :

- Dans la peau de Monsieur l'ADULTE

- Dans la peau de Monsieur J'ASSURE et je fais semblant.

J'aurais aimé qu'il me ramène un peu de mes rêves semés au bord du chemin

des gens égarés de ci, de là au bord de la route ... et aussi quelques années que j'ai oublié.

J'aurais aimé qu'il efface les "plus jamais", les "avant", voire les "si j'avais su"

J'aurais aimé ... au moins .

 

 

lundi, 15 décembre 2008

Peinture à l'eau

normal_ciel%20bleu%202.jpgj'aimerais mettre juste un peu de pigment dans mon ciel, juste un peu plus de lumière dans cette grisaille qui semble n'en plus finir, et ne s'achève péniblement qu'avec la nuit,

pourquoi pas une touche de bleu dans le gris

une touche de jaune dans le bleu

pour admirer enfin quelques nuances de vert, là, et un peu partout ...

et pourquoi pas un peu plus de douceur aussi, dans les températures et les tempéraments ... oui c'est ça ... adoucir le trait ...

 

 

jeudi, 28 août 2008

madame rêve ...

S BLAGENKOV 01.jpg

Madame rêve d'atomiseurs
Et de cylindres si longs
Qu'ils sont les seuls
Qui la remplissent de bonheur
Madame rêve d'artifices
Des formes oblongues
Et de totems qui la punissent

Rêve d'archipels
De vagues perpétuelles
Sismiques et sensuelles

D'un amour qui la flingue
D'une fusée qui l'épingle
Au ciel
Au ciel

On est loin des amours de loin
On est loin des amours de loin
On est loin

Madame rêve ad libitum
Comme si c'était tout comme
Dans les prières
Qui emprisonnent et vous libèrent
Madame rêve d'apesanteur
Des heures des heures
De voltige à plusieurs

Rêve de fougères
De foudres et de guerres
A faire et à refaire

D'un amour qui la flingue
D'une fusée qui l'épingle
Au ciel
Au ciel

 

texte: Alain Bashung

photo:S.Blagenkov

 

 

Juste pour le plaisir de ce texte d'Alain Bashung et le plaisir de cette photo

mercredi, 30 avril 2008

Retour de la chaleur 2

1152207500.jpgEpier sous les crinolines,

S'en régaler, sans laisser de miettes.

Scruter au fond des vallées

à en apercevoir la source.

Entrebailler ces écrins de soie

Pour contempler les joyaux...

 

Idée : Seriez vous chiche de m'envoyer une photo de votre décolleté ?

En contre partie si j'ai des retours ...peut être que j'en montrerais plus de moi ...

Certaines se souviendront d'un certain calendrier ... et d'autre d'un certain jakadi ...;-)

luz2008@free.fr

 

 

mardi, 29 avril 2008

Paradoxe humain

954104274.2.jpgJ’ai de la peine à imaginer

Notre existence vue d’en haut,

Notre fourmilière énervée

Étincelante en plein chaos.

Jusqu’à l’orée de nos forêts

Des réseaux à n’en plus finir

Dans l’agitation de nos palais

Je sens l’enfer de nos désirs.

D’un coté le désordre charnel

De l’autre le calme serein

Je contemple ce monde irréel

… Comme un paradoxe humain

Avant de déployer mes ailes,

De m’en aller un peu plus loin

Je me ramasse à la pelle,

Un de mes rêves de gamins.

Je goûte à cette réalité vaine,

De notre avenir contre un mur

En attendant que demain viennes,

Dissiper tout notre air pur …

texte écrit en 2003

jeudi, 24 avril 2008

Retour de la chaleur ...

446937962.jpg

Envoyer valser l'étoffe

Chavirer entre les lignes

Onduler sur les peaux

Sucer les fruits gorgés

                                         Combler les orifices

                                         Faire couler la sève

                                         et ... porter à ébullition ...

 

Aujourd'hui le soleil est de retour ...

jeudi, 06 mars 2008

chateau à vent

864866713.jpg

Que reste-t-il maintenant, de nos rêves d'antan,

de nos châteaux de sable, Nous reste-t-il du vent ?

Que reste-t-il maintenant, de nos villes de sable,

de nos regards d'enfants, Nous reste-t-il du temps ?

extrait photo: ossiane

vendredi, 25 janvier 2008

Nos vies sans visages

Je sens que nos regards s’effleurent

Et que nos vies s’envisagent,

Bercées par la tiédeur des heures

De nos jours qui s’entrelacent.

J’ai bien souvent loupé le coche

Torturé mon esprit et mes regrets

De n’avoir sorti de ma poche

Mon courage et ma témérité.

Et puis, à quoi bon faire ce pas !

Via des sensations plus amples

Peut être ce qui n’existe pas :

L’équilibre de l’ensemble.

Un pas vers qui, un pas vers quoi

Vers la chair tout simplement,

Mais je suis trop barbouillé de toi

Pour avoir faim d’égarement.

 

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jeudi, 10 janvier 2008

Juste des mots ...

Juste quelques verbes semés,

Dans le labyrinthe de nous deux,

Quand les mots s’en mêlent

Et que leur sens nous emmêle.

A quoi bon, toujours tout expliquer,

Et se parer de nos masques de scène,

Alors que l’essence même nous échappe,

Peut être tout simplement, déjà la fin …

vendredi, 19 octobre 2007

Encore ...

                               dd9a395fd594f296dee3a5e65751f03a.jpg« Encore »

Je veux encore de ces moments là,

Fier et immergé au fond de tes yeux

A perte de paroles, de sourires et de rhum

Et finir lové et emmêlé à toi.

Ces instants où tout devient possible

Comme une bulle douillette tout autour,

Avec juste nos âmes et nos corps,

Et ce sentiment qui ne regarde que nous.

J’écoute maintenant, cette petite voix

Qui me chuchote au creux de l’oreille

De ne rien oublier, de ne rien lâcher,

Chaque jour de ma vie près de toi.

bd8d88c66435a2c0aba04d8c6c12e14e.jpg« En corps »

J’aime quand tu es câline et tendre

Me blottir contre ton cou ou tes seins,

Respirer ton odeur ou caresser ta main,

Et me plonger dans tes yeux amandes.

J’aime quand nos nuits sont animales

Où l’envie se fait pressante, impérieuse,

Comme un rêve sans retenu, primal

Et que de nouveau, le sommeil nous gagne.

J’aime ces instants où tu t’abandonnes

A mesure que mes doigts t’explorent

Que nos bouches et nos sexes se goûtent,

Que dans un ultime soupir, tu te cambres.

J’aime quand tu prends les devants,

Pour une sieste, un doigt, voire au-delà …

Quand tes mots se font moins sages,

Et que seul ton désir mène la danse.

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